Interview Christopher Hautbois et Michel Desbordes, responsables du M2 MELS

Découvrez l’interview de Christopher Hautbois et Michel Desbordes, co-dirigeants du Master 2 Management des Evénements et Loisirs Sportifs à l’université Paris-Sud. Ils ont également participé à de nombreuses éditions du NoctiRaid et nous partage aujourd’hui leurs visions de l’événement en tant que professeurs et participants.

Les réponses de Christopher Hautbois seront notées C.H et celles de Michel Desbordes M.C.

A quelle édition du NoctiRaid avez-vous participé pour la première fois ?
C.H : J’ai participé à « l’ancêtre » du NoctiRaid : le Projet ROUGE pour Raid Orsay Université Grande Ecole. C’était en 2006.

M.D : Idem, en 2006, on avait d’ailleurs fini 37eme avec Christopher et un 3 ème co-équipier, mais on a été injustement disqualifiés lors de cette édition pour avoir manqué une balise, alors que nous avions juste été très « stratégiques » 😉

A combien d’édition du NoctiRaid avez-vous participé ?

C. H : J’ai du participer à 2/3 éditions.

M.D : 3 NoctiRaid et 1 NoctiSprint.

Est-ce qu’en terme d’organisation, d’épreuves … il a eu des changements / améliorations qui vous ont particulièrement marqué ?
C.H : Je dirais que l’ADN de l’épreuve a toujours été le même. C’est sans doute ce qui en fait son succès aujourd’hui. Les modifications concernent essentiellement l’ordre des épreuve, l’heure de départ (à minuit lors des premières éditions), le nombre d’équipes (en croissance constante) et l’organisation de la base vie (chaque édition a son propre agencement). La bonne idée pour moi a été d’ajouter une épreuve de tir il y a quelques années. C’est original et ludique.

M.D : Je trouve que l’organisation s’améliore d’année en année, grâce à l’expérience accumulée par les étudiants du master 2 MELS, qui ensuite se « passent le flambeau ».

En tant que participant, quel est votre meilleur souvenir du NoctiRaid ?
C.H : Le NoctiRaid est une compétition qu’on a toujours plaisir à terminer quelle que soit la place. Parce que c’est difficile et parce qu’en équipe c’est une épreuve très sympa à faire. Au-delà de cela, l’un de mes principaux souvenirs est…un mauvais souvenir. Lors de la première édition, durant l’épreuve de VTT, nous étions suivis par une équipe alors que c’était interdit. Pour essayer de la semer nous avions coupé à travers un chemin. Pas de chance, il y avait une balise à valider. Les organisateurs ont pensé qu’on avait voulu tricher. Nous avons été disqualifiés malgré nos protestations !

M.D : l’an dernier, mon fils a fait le NoctiSprint avec des co-équipiers de l’Ecole Centrale. Ils ont d’ailleurs fini…bien devant nous 😉 Mais l’idée de s’aligner sur la même épreuve ensemble a été pour moi un joli moment dont je me souviendrai, même si je n’ai plus des jambes de 20 ans !

Et en tant que responsable du Master 2 ?
C.H : C’est toujours une grande satisfaction de voir les étudiants concrétiser leur projet de l’année et visiblement prendre du plaisir à le faire. Je garde tout particulièrement un bon souvenir de la manière dont la promo de l’année dernière avait géré leur épreuve. Les conditions météo très difficiles (beaucoup de neige) avaient sérieusement compliqué les choses. C’était un bon cas d’école de situation de crise.

M.D : Je suis d’accord, le NoctiRaid représente beaucoup beaucoup d’heures de travail pour sa préparation, et c’est toujours un plaisir de partager le moment avec les étudiants qui sont à juste titre fiers de nous montrer leurs qualités opérationnelles. C’est aussi pour cela qu’on fait ce métier, les professionnaliser, et c’est en grande partie sur cet événement que l’on voit leur capacité d’adaptation.

Vous suivez certains élèves depuis la Licence 3, pour vous, l’organisation du NoctiRaid est une belle mise en pratique de leur apprentissage à l’Université Paris-Sud ?
C.H : Indéniablement. Les étudiants, l’UFR STAPS et le M2 y sont très attachés. J’espère qu’il y aura de très nombreuses éditions.

M.D : Bien sûr, c’est la matérialisation de leurs compétences, et quelque part on se dit que ce qu’on leur enseigne a pu leur être utile. On est alors triste de les voir partir en stage (si si c’est vrai), mais en même temps heureux de pouvoir les « lâcher » dans la nature avec des compétences reconnues en organisation d’événements.

Chaque année, le NoctiRaid se développe de plus en plus avec cette année par exemple la mise en place de la course NoctiJunior. Comment imaginez-vous le NoctiRaid dans dix ans ?
C.H : Impossible à dire et c’est cela qui est sympa. Tout reste à écrire. Personnellement j’aimerais bien que cet événement ait un jour une dimension internationale avec des équipes venant de toute l’Europe et pourquoi pas d’un peu plus loin encore.

M.D : Je pense que l’international est en effet une bonne idée, mais par-dessus tout j’aimerais que l’événement soit reconnu pour une dimension sociale et sociétale très forte, en étant attaché à une
cause.

Votre épreuve préférée ?
C.H : Bike and run : une épreuve qui constitue un bon mix entre fun, effort physique et stratégie de course.

M.D : Moi aussi, car c’est un un concentré d’intelligence, où ce ne sont pas les plus forts physiquement qui gagnent, mais ceux qui savent bien gérer leur équipe, ses forces et ses faiblesses.

Votre épreuve détestée ?
C.H : Le tir à la carabine il y a deux ans. Mon équipe fait 0/15. Ces erreurs nous coûtent le podium ! (en fait non on était déjà loin des premiers.)

M.D : L’orientation, car j’ai maintenant besoin de lunettes pour lire, et car je crois à chaque fois super bien connaitre le campus, car j’y travaille depuis 20 ans, mais en fait je me plante à chaque fois ! 

Un conseil pour :

Ne pas perdre patience sur la course d’orientation ?
C.H : Rester zen. Ce n’est pas sur la CO que ca se joue. Il y a encore toute une nuit d’effort à faire 🙂
M.D : amener mes lunettes ! 😉

Eviter les crampes à vélo ?
C.H : S’entraîner suffisamment en amont. Et boire suffisamment

M.D : Je n’ai jamais eu de crampes en vélo 😉

Rebooster son équipe à 2h du matin ?
C.H : A 2h du matin ? Mais on aura déjà fini à cette heure là ! 😉

M.D : Ne plus parler et juste se regarder quand on sent que ça peut être tendu…sinon ça peut partir en vrille !

Viser la cible au tir biathlon ?
C.H : Si seulement je le savais…

M.D : Faire un stage de 15 jours avec Martin Fourcade.

Un grigri ou une tradition porte bonheur ?
CH : D’abord la jambe gauche, et une gorgée de Volvic. Toujours.

MD : Je ne suis pas superstitieux.

Si vous deviez être chef d’une commission au NoctiRaid, laquelle choisiriez-vous ?
CH : Sportive ou logistique

MD : Médias.

Un petit mot pour les étudiants du M2 MELS ?
CH : Profitez. Ce week-end sera peut-être le meilleur moment de votre scolarité

MD : Vous allez travailler, ne pas dormir, être tendus, peut-être vous engueuler, mais au final vous saurez ce que c’est qu’être une équipe. ET les remerciements des participants seront un bon réconfort. Profitez de ces moments, car plus tard je suis convaincu que cette expérience unique sera un des moments forts de vos années d’étudiants.

Un grand merci à Mr Hautbois et Mr Desbordes d’avoir joué le jeu de l’interview et d’avoir pris le temps de répondre à toutes nos questions.

Comments

  1. Daniel Lacombe says:

    En effet, très fier d’avoir livré l’édition de l’année dernière. Nous étions resté des heures dans la neige et le froid. Mais comme nos anciens responsables de formation l’ont dit cela reste un moment important pour nous. Un rite de passage vers le monde professionnel. Merci à eux de nous donner cette expérience unique et aux étudiants de cette année pour nous organiser une grande 10ème édition! Nous serons sur la ligne de départ! La promo en or toujours présente (neige, pluie, froid, vent…) A bientôt

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